Des relations collaboratives, pour pouvoir exister et perdurer, doivent être basées sur une confiance réciproque des acteurs de la relation.

« Confiance : prédictibilité des comportements, garantie des résultats »

Cette confiance n’est bien sûr pas suffisante pour établir des relations collaboratives fortes, mais elle est indispensable.

La confiance peut se définir comme une croyance dans la prévisibilité des comportements de l’autre partie. Elle peut être produite par l’institution, par des interactions nombreuses, sur une longue durée, ou par la lisibilité des principes d’action (ou des valeurs) de l’autre partie (Barth, 2010).

C’est la raison pour laquelle une éthique forte et crédible est de façon générale considérée comme un élément clé pour l’instauration de relations de confiance entre organisations.

« Un modèle en 5 dimensions, centré sur l’éthique »

Nous avons élaboré un modèle centré sur l’éthique et la confiance, avec 5 dimensions centrales :

  • Le respect, qui peut se définir comme la prise en compte par une partie de l’identité et des intérêts fondamentaux de l’autre partie ;

  • La justice, qui renvoie à la fois au respect des règles et de l’équité ;

  • La responsabilité, qui désigne la capacité à prendre des décisions rationnelles et « soutenables » pour les acteurs de la relation, ainsi que la fiabilité ;

  • L’engagement, qui renvoie au niveau d’investissement des parties dans la relation ;

  • L’échange, qui renvoie à la qualité de la relation entre les interlocuteurs.

 

Nous avons croisé ce modèle avec d’autres modèles étudiés et validés dans la littérature de recherche ou professionnelle, notamment : le WRI (Working Relation Index, 2008), le RAP (Relationship Assessment Process, 2008), l’ECR (Efficient Consumer Response, 2005) ainsi que le modèle de Whitford J., Simmons S. and Helper S., 2007.

Un travail de fond sur la validation scientifique du référentiel est en cours de réalisation dans le cadre du programme de recherche PEAK, en partenariat avec Thésame et l’IREGE.